Conférence de Mme Demougin-Dumont

Ce vendredi 21 janvier les élèves de 1ére Euro espagnol ont rencontré Mme Françoise Demougin-Dumont auteure du roman Isidore d'Espagne, en présence de Mmes Cayla et Oromi professeurs d’espagnol.

 

C'est un travail d'historienne que Mme Demougin a effectué en allant consulter les archives et notamment celles des Brigades Internationales à Moscou, et en même temps un travail de fiction.

 

En effet, nous suivons dans ce livre, Isidore, personnage fictif, qui au fil de son itinéraire et de ses rencontres inspirées de faits réels permet aux lecteurs d'appréhender les enjeux et les épisodes de la Guerre d'Espagne.

 

Mme Demougin a voulu jeter l'encre sur ce moment d'histoire en proie à un silence mémoriel pour exprimer l'humanité, le combat contre le fanatisme, l'engagement, de ces hommes et femmes venus de France, Angleterre.... pour constituer le corps des Brigades internationales qui combattirent avec les Républicains espagnols. Oui la guerre d' Espagne fut une tragédie pour ces combattants engagés, rentrant vaincus en France lors de la Retirada notamment et, à part exception, les élèves présents interrogés ont fait part du silence bien souvent de leurs grands-parents, parents sur ces événements.

 

Elle cite en préambule Albert Camus : 

« J'ai envers votre patrie, sa littérature et son peuple, sa tradition, une dette qui ne s'éteindra jamais »,

Avec cette HONTE d'une France qui ne soutint pas les républicains sous- prétexte d'une soi-disant « politique de non intervention,», HONTE encore de ne pas avoir accueilli dans des conditions décentes les exilés au moment de la Retirada,en 1939 et HONTE enfin de n'avoir pas libéré l'Espagne,suite à la libération de la France en 1944. Combien de combattants républicains, les guérilleros, combattirent en faveur de la Résistance pourtant !

 

Enfin, nous apprend-elle, une part d'histoire familiale en la personne du grand père de l'auteure, le lieutenant- Colonel Jules Dumont qui mena la 14éme Brigade « La Marseillaise » au combat constitue le rhizome affectif sous-jacent et émouvant de ce roman historique.

 

Merci à Mme Demougin pour son intervention !